24/02/2010

Groupama et effet ROPO

Le secteur de l'assurance est un secteur intéressant.
Les produits sont complétement dématérialisables, comme les billets d'avion, de train. Toutefois, l'effet ROPO, ROBO joue à plein sur ce type de produits (cf. données issues de l'étude TNS pour Google sur le phénomène ROPO)

Alors quand j'ai croisé cette Smart publicitaire dans les rues de Clermont-Ferrand
J'ai voulu voir ce que propose ce réseau à ses clients si banque et assurance sont à domicile.
Pour cela, je me suis tout simplement glissé dans la peau de l'automobilisme en quête d'une nouvelle assurance



 

A partir des informations que j'ai saisies, on me propose un discount si je passe du Online au Offline. Par ailleurs, les propositions de prise de contact au delà du site Web et de ma boite email sont multiples

Enfin, la disponibilité en temps réel du téléconseiller aurait pu contribuer largement à ma conversion

23/02/2010


Une récente étude de Bearing Point "Connected customer" nous apprend que le secteur de l'automobile ne tire pas pleinement profit du phénomène ROPO -Research Online Purchase Offline-, ROBO -Research Online Buy  Offline-, puisque 45% des demandes d'essai de véhicules faites sur Internet resteraient sans réponse au bout de 14 jours.


Je ne permettrai pas de juger ces chiffres pour connaître ou avoir connu des situations analogues tout autour de moi (n'est-ce pas Martial ? :-)). Toutefois en voyant le débat qui a lieu sur ces chiffres ici, je me suis remémoré quelques enseignements de ces dernières années :

Si un dispositif Web-to-store est réfléchi, implémenté sans emmener les équipes terrains, rien ne se fera.
Cela semble évident et à la fois désespérant devant le potentiel de valeur derrière de tels chiffres.

Ainsi reprenons : l'exploitation de l'effet ROPO, ROBO dans le domaine de l'automobile est un vrai Eldorado, et ce n'est moi qui le dit
- La demande d'essai d'un véhicule sur Internet est un des plus vieux dispositifs ROPO (au moins depuis 1999)
- L'automobile est le secteur d'activité où la recherche d'information en ligne est prépondérante et l'effet ROPO joue à plein comme évoqué ici.

Mais la clef du dispositif réside dans le relais du canal physique. Et si votre canal physique ne joue pas le jeu (ou ne peut jouer le jeu), il ne faut pas espérer grand chose du phénomène ROPO, ROBO
Quelques évidences, bonnes à garder en tête
- C'est le point de vente, vos Opérations ou Commerciaux qui conclueront la vente
- Le personnel en point de vente est constamment face au Client, tous les clients, pour le servir, satisfaire... Et de facto, la génération de trafic n'est pas sa principale préoccupation

Et donc si vous n'expliquez pas pourquoi le canal Internet est un canal complémentaire, que le Client issu du canal Internet est un client comme un autre avec autant de droits et d'attentes que le Client "physique", que le Marché évolue et que le phénomène ROPO n'est pas qu'un concept marketing mais une vraie réalité....
Et ceci à toutes les équipes terrains - Opérations, Ventes - sans emmener le management : ARRETER TOUT. Il faut expliquer, comprendre la réalité et adapter le dispositif à la réalité, pour mieux répondre au Client et tirer opportunités des tendances ROPO.
Facile à écrire, mais surtout vraie vraie réalité

Ci-dessous l'étude Bearing Point, Connected Customer

18/02/2010

Depuis de nombreuses années, le téléphone mobile interpelle tous marketeurs que nous sommes pour générer du trafic en magasin ou compléter la relation client.
A plusieurs reprises sur ce blog, nous nous sommes intéressés aux nouvelles opportunités que l'explosion du marché des smartphone permettent aujourd'hui.

Toutefois, ce bon vieux SMS est lui aussi un outil que nous nous devons de ne pas oublier trop vite pour tirer opportunités du phénomène ROPO, ROBO.

Via Laurent, je suis tombé sur ce communiqué de presse de SFR.

Ainsi à proximité de certains magasins Habitat - et autres enseignes - en région parisienne, vous pouvez désormais recevoir un SMS promotionnel vous permettant de bénéficier d'une réduction sur présentation du SMS.

Etam, Nodus, Marionnaud, Smartbox, Haagen Dasz, Louis Pion, Hippopotamus se sont aussi prêter aux tests de la régie de SFR.

L'article nous indique que l'expérimentation réalisée en 2009 a révélé :
- un accueil positif des clients
- un taux de clic performant - plus de 8%  pour accéder au détail de l'offre.
- un panier moyen est suppérieur au panier moyen classique. Malheureusement pas plus de données de conversion pure.

Conclusion de SFR :
La géolocalisation permet donc la création de trafic en point de vente tout en ciblant les amateurs de bons plans selon les horaires d'ouverture du magasin en question.

15/02/2010

Partage d'expérience #1 : Entretien avec Jean-Michel Maurer - part 2

Voici la seconde partie de l'interview de Jean-Michel sur le Research Online Purchase Offline



Brozengo a fermé ses portes en juillet 2009.  Aux US, le Shop Local évolue toujours.  Étiez-vous trop "tôt" sur le marché français ?
En préambule je tiens à rappeler que la fermeture de Brozengo est une décision managériale. Il nous restait de la trésorerie (assez pour tenir au moins 18 mois) mais nous avons estimé que le marché évoluerait peu et qu’il faudrait attendre 4 à 5 ans pour que, potentiellement, le développement s’accélère.

Plutôt que de tenter le coup et peut être déposer le bilan, nous avons donc préféré rendre les fonds restants aux actionnaires, finaliser proprement nos contrats prestataires ou partenaires et accompagner les collaborateurs pour rebondir.


Au-delà du marché, il y a plusieurs éléments qui expliquent notre décision d’arrêter l’aventure :

1- Le marché de la publicité et le marché du financement des entreprises

    Tout d’abord, la crise a eu des impacts sur les budgets communication de nos clients (moins de budget, nécessité de faire du ROI rapide et donc moins à même de tester un modèle de marketing innovant comme Brozengo).

    Ensuite, quasiment aucune société de notre taille n’a réussi à lever des fonds en 2009. Alors que nous avions fait une première levée de 500 000 euros bouclée en 2 mois début 2008 et qu’à l’époque plusieurs fonds s’intéressaient déjà à Brozengo, dès que la crise s’est fait sentir en France (fin 2008) la plupart des fonds d’investissement ont préféré attendre (et attendent encore d’ailleurs) avant de financer de nouvelles start-up.

    2- Le précurseur est souvent l’évangélisateur

    Il est vrai que nous nous sommes lancés quasiment parmi les premiers et/ou en tout cas nous avons su devenir très rapidement la référence du marché.

    Malheureusement, sur un marché nouveau, les précurseurs éduquent les clients, évangélisent le marché. Donc nous avons passé beaucoup de temps à évangéliser et il faudra attendre plusieurs années avant que cela ne porte ses fruits.

    3- La structure du marché

    En effet shoplocal qui reste le modèle ROPO par excellence a connu et connait toujours un développement rapide notamment grâce à son rachat par Gannett.

    Aux USA, il y a aussi récemment Milo.com qui vient de lever 4M$ ou encore Groupon, modèle un peu différent mais toujours on to off qui connait un succès croissant.

    Attention toutefois on ne peut répliquer si facilement un modèle américain en Europe.

    En effet la structure de marché est très différente, aux USA vous avez beaucoup de grandes enseignes de distribution et assez peu de petits commerçants. De plus, il existe des mall, des shopping-center souvent gigantesques ou sont regroupés les points de vente.

    En France c’est différent, vous avez énormément de petits commerces disséminés un peu partout en France et les grandes enseignes ne sont pas vraiment portées sur l’innovation en terme de marketing/communication.

    4- L’organisation des distributeurs

    Enfin une dernière problématique que l’on peut évoquer concerne l’organisation même des chaines de distribution.

    Certaines délèguent le pilotage de  la communication locale directement aux entités régionales ou aux points de vente eux-mêmes. D’autres vont tout centraliser au siège de la société.

    Quoi qu’il en soit, les organisations sont scindées en 2 : d’un côté le réseau de distribution physique et de l’autre le e-commerce (pour ceux qui ont un site ou qui ont compris les enjeux du eCommerce). Dans ces conditions, impossible de trouver le bon interlocuteur, il manque trop souvent un Directeur multi-canal (comme dans le secteur banque/assurance par exemple) capable de comprendre les enjeux et les interactions entre les différents canaux de vente. Ainsi on parle ici du online vers le offline mais l’inverse est vrai aussi. Combien de consommateurs vont à la FNAC pour s’informer puis ensuite acheter en ligne…. chez un concurrent ? Pourquoi la FNAC n’utilise-t-elle pas le passage en magasin pour donner des coupons à utiliser sur le site internet FNAC par exemple ? (mieux vaut diminuer sa marge que de perdre une vente…) Pourquoi Surcouf n’ajoute-t-il pas des mobiletag sur ses affiches publicitaires pour générer une offre personnalisée au consommateur intéressé, offre à utiliser online ou offline ? Pourquoi la consultation ou l’achat des offres sur un site internet ne donne pas droit systématiquement à des évènements exclusifs auxquels on peut assister … dans le magasin physique de l’enseigne ?

    Si cette aventure était à refaire, que ferais tu différemment ?
    Rien.

    Nous avons bien senti le marché, nous avons perpétuellement innové et nous avons tenu notre plan de développement (nous étions même en avance sur notre plan de développement puisque le lancement de la version mobile et du couponing n’étaient pas prévus dès la 1ère année).
    Il y avait chez Brozengo une véritable culture d’entreprise et nous avions une équipe de 10 personnes vraiment impliquée.
    Dès que nous avons manqué de visibilité sur l’évolution de notre marché et du marché du financement d’entreprise, en bon gestionnaire, nous avons optimisé le cash burn et tenter de trouver de nouvelles solutions (partenariats, rapprochements, etc).
    Donc a posteriori, aucun regret, si c’était à refaire nous ferions exactement la même chose.
    En tout cas, cela aura été une superbe expérience entrepreneuriale car Brozengo était un projet très ambitieux et très complexe à porter. Il suffit de voir le chemin parcouru, les actions réalisées en si peu de temps pour comprendre que même à 10 (et au début, à 2 seulement) ce fut un travail de titan.

    Encore une fois j’en profite pour remercier toutes les personnes qui ont participé directement ou indirectement à l’aventure Brozengo.

    C’est intéressant aussi de voir à quel point les « mouvements » de l’acteur de référence d’un marché ont des impacts sur l’ensemble du marché. Ainsi avoir décidé d’arrêter l’aventure et l’avoir communiqué sur le site, nous avons reçu de nombreux messages de soutien et de respect par rapport à cette décision (qui n’est pas facile à prendre lorsque vous vous êtes autant investi personnellement) ; Mais aussi des messages de plus de vingt chefs d’entreprise ou entrepreneurs en cours de création. Ces derniers évoluaient ou se préparaient à entrer sur le même marché que Brozengo et beaucoup d’entre eux voulaient en savoir plus si notre vision du marché et sur les raisons de cette fermeture.

    Du coup, certains ont changé de modèle, d’autres ont carrément abandonné leurs projets en cours se disant que si Brozengo, avec toute l’énergie et les moyens déployés avait préféré en rester là, il serait difficile à une jeune pousse naissante de réussir sur ce marché difficile.

    Dans tes activités professionnelles d'aujourd'hui la complétude du On et Off line pour une marque, un distributeur, un commerçant est elle toujours présente ?

    Il y a une complémentarité croissante des canaux, de tous les canaux : internet, magasins, téléphone, catalogue, mobile, panneaux d’affichage, borne interactive…

    C’est le cas au niveau de la communication (mais les agences et les marques intègrent de plus en plus des stratégies 360) mais aussi au niveau de la vente (mais le web étant principalement un marché du discount, beaucoup d’enseignes préfèrent perdre du business potentiel plutôt que d’afficher des marges plus faibles)

    Je pense que tout reste encore à faire.

    Je constate que nous sommes en 2010 et que :

    • Certaines grandes enseignes de la distribution n’ont pas ou lancent tout juste leur site eCommerce,
    • Nombre de sociétés traditionnelles (ancienne économie) n’ont pas encore compris que Internet est un marché / un secteur spécifique (ca n’est pas pour rien qu’on parle de nouvelle économie) avec ses codes, ses pratiques qui sont différentes du offline (un marketeur ne peut pas s’improviser e-marketer, une DSI habituées aux lourdes infrastructures et aux progiciels gestion ne peut pas développer et gérer des projets de sites Internet, une RH n’a pas la capacité à animer des collaborateurs via les réseaux sociaux aussi bien qu’un community manager, etc),
    • Les organisations d’entreprise n’ont pas encore fait leur mue digitale pour prendre en compte l’interaction avec les e-consommateurs, les réseaux sociaux, le web temps réel, etc

    Merci pour cette proposition d’intervention sur votre blog qui est une très bonne source de veille et d’information sur le sujet du web-to-shop.

    11/02/2010

    Partage d'expérience #1 : Entretien avec Jean-Michel Maurer 

    Ces derniers jours, j'ai eu la chance de faire connaissance de Jean-Michel Maurer.
    Si vous ne le connaissez pas, mais que Brozengo est plus familier à vos oreilles, ne cherchez pas plus loin, Jean Michel avec son associé Grégory Ogorek, a été à l'origine de ce projet.

    Jean-Michel a accepté mon invitation sur ce blog pour dévoiler deux autres visages du Research Online Purchase Offline (ROPO). D'une part, entreprendre autours du ROPO/ROBO, et d'autre part l'opportunité pour tous les commerces (petits, super, hyper...) de tirer profit de ce comportement Client

    Jean-Michel, qui es tu ?

    Jean-Michel Maurer, j’étais cofondateur de Brozengo le premier moteur de recherche géolocalisé de produits et de magasins à proximité. Brozengo aura eu un peu plus d’un an d’existence (2008-2009) mais nous avons réussi à devenir la référence du marché et a créé un véritable engouement autour du concept, de la marque, du site.


    Quelques faits et chiffres, Brozengo en une année : 175 000 magasins référencés dans l’annuaire, 20 000 produits référencés non dupliqués (soit plusieurs millions si l’on duplique par magasins d’une même enseigne), 200 articles de presse (dont radio et TV), 750 000 euros de financement, 300 000 visiteurs unique (traffic naturel) après seulement 7 mois, des awards, un partenariat avec le leader mondial des comparateurs de prix Shopping.com, 10 collaborateurs.

    Avant cela j’ai passé plusieurs années dans le conseil en stratégie et management dans le secteur télécom/internet ainsi qu’en webagency. Cela fait bientôt 10 ans que j’évolue dans l’internet et les télécoms.

    "ROPO", "ROBO" ou encore "Web-to-Store" cela veut dire quoi pour toi ?
    Aujourd’hui on constate une forte croissance du e-commerce. Pourtant plus de la moitié des recherches de produits sur internet vont donner lier à un achat offline, dans le monde physique et non pas sur internet.

    Un site comme Brozengo et surtout un site/application mobile qui permet de trouver rapidement à proximité de soi les produits et bonnes affaires disponibles est une réponse au besoin des consommateurs.

    T'arrive t'il de faire une recherche sur Internet et d'acheter en magasin ? Sur quel type de produit ?
    Je le fais souvent pour tout type de produits sauf les produits dématérialisés (musique, vidéo, tourisme) qu’il est beaucoup plus simple de consulter puis acheter sur internet.

    N’oublions pas que le business reste encore en grande majorité offline (80%) malgré la forte croissance du eCommerce. Les réseaux de distribution ont encore de beaux jours devant eux.

    Pourquoi ce type de produit ? Que recherches tu en magasin ?
    On va consulter online puis acheter offline des produits que l’on veut tout de suite et pour lesquels on ne veut pas attendre 24/48h dans le meilleur des cas mais parfois 2 à 3 semaines.
    C’est le cas aussi pour les produits que l’on a besoin de toucher, de voir (pour le poids, la taille, la matière, la texture, l’intensité, le fonctionnement, la facilité d’utilisation) comme par exemple les téléphones mobiles.

    Il ne faut pas croire que les freins à l’achat en ligne sont liés uniquement au taux d’équipement PC/Internet des ménages et à la réticence de certains à laisser leur numéro de carte bancaire.
    Tu as créée et co-géré Brozengo de 2008 à 2009. Peux tu nous expliquer en quelques lignes le principe que vous vouliez mettre en place et le potentiel que cela permettait aux commerçants, distributeurs et à Madame Michu ?
    Pour les internautes, Brozengo permettait de trouver des commerces à proximité et de visualiser les produits vendus dans ce point de vente. Ainsi on pouvait comparer, consulter et dénicher la bonne affaire sans se déplacer. Ensuite il suffisait de faire sa liste de courses ou même d’imprimer des coupons et de se rendre en magasin pour faire ses achats.

    Pour les commerces et les distributeurs, l’objectif de Brozengo était de générer du trafic en magasin physique grâce au web et de disposer de nombreux indicateurs sur les produits consultés puis achetés. En effet plus de 50% des recherches de produits online (hors secteur Tourisme) se transforment en achat dans un magasin offline.

    Le but de Brozengo, que nous avons cofondé avec Grégory Ogorek, était de centraliser les informations magasins et les informations produits et ainsi apporter de la valeur ajoutée à la fois aux internautes et aux distributeurs.

    Nous restons convaincu du potentiel du web-to-shop mais il faut continuer à évangéliser le marché et je pense que le décollage en France / en Europe ne se fera pas avant 4/5 ans.

    Le phénomène ROPO, ROBO était il une tendance que vous expliquiez, utilisiez dans votre développement ? Ou bien vous sentiez les choses ?
    Tout le monde a vu naitre et se développer aux Etats-Unis le site Shoplocal qui est sur le même modèle.

    Le phénomène ROPO ou web-to-shop était le fondement même de Brozengo. Notre but était de proposer un site internet qui agrège les meilleures offres offline et ainsi générer du trafic dans les points de vente physique.

    Un investisseur avait résumé Brozengo en une phrase : « vous êtes le prospectus intelligent des temps modernes ». Et c’est tout à fait ça, le bon vieux prospectus encore distribués à plusieurs millions d’exemplaires doit se renouveler. Les nouveaux modes de consommations (recherche de réductions/promotions, achat à proximité, …) couplés à l’évolution des technologies (internet, mobile, vitrine interactive, etc) vont modifier les méthodes de communication et de publicité locales dans les prochaines années.

    La suite de cette interview dans quelques jours. 

    STAY TUNED

    10/02/2010

    Pour faire suite aux précédents posts de ce blog sur les applications iPhone comme réponse aux besoin ROPO, ROBO de ses clients, je reprends ici quelques lignes de l'article de ce jour sur www.e-marketing.fr

    Avec un objectif de 25 % de e-réservations effectuées via mobile en 2012, le groupe hôtelier Accor affiche de grandes ambitions sur ce canal. Pour atteindre son but, Accor a lancé récemment un site mobile ainsi qu'un site et une application dédiés à l'iPhone.

    Une application, une web app et un site internet mobile. Accorhotels.com n’a pas lésiné sur les moyens pour relancer sa stratégie mobile initiée il y a plusieurs années avec un site mobile de réservations. En décembre dernier, le groupe hôtelier a décidé d’apporter un nouveau souffle à ce média avec une application iPhone, un site mobile dédié iPhone (une web app) avec des fonctionnalités avancées et un site internet mobile classique compatible avec tout le parc de téléphones. Cet arsenal mobile cache une ambition : Réaliser 25 % des réservations on line via mobile en 2012.

    ....


    Trois mille établissements
    Le site mobile propose met à disposition des internautes les promotions en cours, la localisation de l’hôtel le plus proche ou encore le détail des services et photos de chaque hôtel parmi une base de trois mille établissements (comme sur le site web). Une fois l’hôtel sélectionné, le client n’a plus qu’à renseigner son numéro de carte bancaire pour valider sa réservation.
    L’application iPhone, quant à elle, présente un plus grand confort de navigation avec, notamment, un système de carrousel pour faire défiler les offres promotionnelles. « Nous avons constaté que 60 % du trafic sur l’ancien site mobile se faisait via iPhone », précise Frédéric Adda, directeur Site Management d’Accorhotels.com, pour justifier le lancement de l’application iPhone. Deux mois après son lancement, l’application iPhone d’Accorhotels.com enregistrait déjà 200 000 téléchargements.

    ....

    Services nouvelle génération
    Autre piste de réflexion explorée : l’utilisation du mobile dans les hôtels. « Nous travaillons sur des services de check-in, de conciergerie sur mobile, ainsi que sur des projets de serrures NFC où les clients pourront ouvrir la porte de leur chambre avec leur téléphone », ajoute Frédéric Adda.
    Le mobile, avec toutes ces capacités techniques, est en passe de devenir un canal relationnel important dans la stratégie du groupe. Mais pas seulement. Accor, qui enregistre une centaine de réservations par jour sur mobile, soit près de 300 000 euros de chiffre d’affaires par mois, espère atteindre les 5 millions d’euros d’activité sur ce canal fin 2010.


    Pour l'article complet c'est ici 

    08/02/2010

    Si les applications iPhone, Smartphone pour générer du trafic client en magasin font partie des idées, projets que vous poussez autours de vous, ce post, je l'espère, devrait vous intéresser.

    Il y a quelques temps, j'avais regardé à la loupe l'application de Kyriad et Campanile en essayant d'identifier les questions à se poser pour investir le médium certes, et aussi pour apporter un service utile au Client (Que les choses soient claires : je salue la démarche de Louvre Hotel, et je cherche juste à capitaliser sur cet exemple pour aller plus loin pour le Client, la Marque...)

    Récemment, j'ai eu l'occasion, professionnelle cette fois, de phosphorer sur le sujet. Je ne vous livrerai pas ici de révélations sur les conclusions de ces réflexions, mais simplement des points pensent utiles de partager.

    Tout d'abord, l'état du marché iPhone, Smartphone. (Faut il juste faire une application iPhone, ou intégrer les Blackberry ou autres merveilles LG du marché...). Les données les plus fraiches que j'ai trouvé datent de la semaine dernière dans le cahier saumon du Figaro


    Ce que j'en ai retenu, c'est qu'à titre de pilote ROPO avec un smartphone, je me concentre sur l'iPhone pour affiner le concept.

    Ensuite une analyse sur l'expérience client proposée sur ces machines par des acteurs de la distribution. Ci-après quelques exemples que j'ai examiné à la loupe, - descriptif, les points qui retiennent mon attention, et les points sur lesquels je me questionne-

    Auchan et son application My Shop List.
    Un utilitaire permettant de dire adieu au papier pour la préparation des courses et de disposer de listes génériques autours de certaines thématiques.
    Clairement les listes spéciales Barbecue, soirée Foot, sont intéressantes. Néanmoins, je reste sur ma faim. En téléchargeant l'outil, je voyais déjà l'iPhone me guider dans mon centre Auchan pour me dire où est mon dentifrice, ou plus encore. Mais j'imagine les challenges avant d'arriver à un tel résultat.

    Speedy qui propose un outil de géolocalisation de ces centres de services, les promos du moment. J'aime parce que cette application a été un révélateur de conscience autours de moi. Démarche d'innovation dans un marché relativement classique. Par contre, je ne suis pas convaincu que sur cette formule, le service proposé trouve son public (cf ce billet). Enfin, l'application vous propose de faire du karaoké sur son jingle, et là aussi je reste sur ma faim : enregistrer les performances de chacun, lié cela à un jeu concours....

    Midas : mêmes fonctionnalités de base que celle de Speedy. Par contre, Midas est aller plus loin, en nous permettant d'accéder aux premières étapes du devis. Sélection de la voiture à réviser, option, attitude conduite pour arriver à une proposition de Révision.
    Bien sur, je voulais voir un prix, bien sur je voulais prendre rendez vous. Je me contente aujourd'hui d'un devis sous email, mais clairement Midas trace une voie.

    McDo : proposition de restaurants à proximité, ou par adresse. Menus du moments. L'idée intéressante : développer un service associé, ici le programme cinéma.
    Parce que cinéma, alors McDo ou l'inverse parce McDo alors Ciné. Le concept peut être intéressant pour développer l'usage

    Intermarché : beaucoup de chose sur cette application. Bien sur : les magasins, les promos du moment "géolocalisées" (je donne mon Code postal, pour connaître mes offres dans le coin). Et aussi le relais des opérations de buzz de la marque ("Pascal Sellem se paye Cherreau" ), des idées recettes, le questionnaire de la marque.
    Finalement peut être trop ? N'est ce pas une des tentations que l'on peut tous avoir pour susciter l'envie du téléchargement et de l'utilisation quotidienne ?


    Enfin Total et son application
    Total propose la localisation de ses stations, aussi et surtout : des services à ses clients autours de la thématique de mobilité :
    - Parking à proximité
    - Etat du trafic
    - Météo

    C'est à ce jour une des expériences les plus poussées que j'ai vue. Ce que j'aime c'est cette prise en compte du besoin client quant à l'utilisation d'un tel outil, plutôt que la surenchère de gadgets loin du client et de la marque que de nombreuses agences proposent tous les jours.

    04/02/2010

    J'ai précédemment évoqué les tendances US et un exemple américain (Staples) quant au Buy-in-store Pick-up in-store qui est une des formes du Research Online, Purchase Offline (ROPO, ROBO)

    En France, certaines enseignes s'y essayent depuis quelques années (citons Auchan Drive et la Fnac)

    Vous trouverez dans l'étude suivante, réalisée par Ipsos pour le compte de L4 Epsilon en octobre 2009, quelques données chiffrées quant aux attentes des consommateurs français sur ce concept
     

    Si vous ne devez retenir qu'un chiffre :
    64% des cyber-acheteurs français jugent très important cette capacité à acheter en ligne et retirer en magasin.

    Si cela aiguise vos prochains argumentaires pour convaincre qui de droit, n'oubliez pas aussi que ce qui prime aux US, loin devant ce retrait en magasin physique est la capacité à restituer en magasin un produit acheter en ligne.