25/09/2011

Si vous suivez l'actualité des Groupon et ses me too, de Milo et de ses clones, (avec par exemple cette superbe mine d'info que nous concocte Laurent ici sur le Mash Up du local), vous le savez il ne se passe pas une semaine sans la création d'un nouvel acteur, et la fermeture d'un autre.
La sur abondance de ces offres ne va pas sans perdre le consommateur, ce qui va permettre l'émergence de nouveaux services pour le consommateur en quête d'infos Prix, promo, bon plans autours de lui.
CityZen de Atipik est probablement  un de ses services, Cédric  a accepté de venir échanger avec nous

Les interviews Web-to-Store: Cédric Nallet

Cédric présente nous CityZen
C’est le 1er moteur de recherche d’offres promotionnelles géolocalisées. Disponible depuis le web et le mobile, il permet aux consommateurs de voir l’ensemble des promos disponibles, en ce moment, dans leur ville ou leur quartier et de télécharger les coupons qui les intéressent. Et aux commerçants de pousser leurs offres promos du moment et de générer du trafic en points de vente à la performance !
Quel a été le facteur déclencheur de la création de CityZen ? 
Après 7 ans d’activité au service de la conquête et de la fidélisation client, parler d’un facteur en particulier est difficile. Ce dont je pourrais plus aisément parler est d’une convergence d’éléments et de rencontres qui finissent, avec le temps, par nous donner une vision d’ensemble du marché publicitaire, générer un nouveau modèle économique et un nouveau type de plate forme digitale.

Mais si je dois vraiment en trouver un, je dirais qu’il s’agit de l’équipement des personnes en smartphones et l’explosion de l’Internet Mobile. Tant qu’il fallait imprimer son coupon, notre métier était difficilement accessible à tous et ne permettait pas l’achat d’impulsion. Maintenant qu’on peut les télécharger sur son mobile et se géolocaliser, notre métier devient passionnant !
Qu’est qui fait la différence de CityZen pour le consommateur par rapport aux offres similaires de Web Local qui envahissent notre quotidien ? 
Pour répondre de manière claire à la question, pour le consommateur, il y a 4 points qui différencient CityZen de ce que nous appelons chez nous des “dealers” ou autres products locators...
Le 1er point, c’est que le consommateur va enfin avoir la possibilité de bénéficier d’offres de réductions dans l’ensemble de ces centres de dépenses et pas seulement là où le Yield Management est une nécessité. Bénéficier d’avantages c’est bien, mais les consommateurs sont intéressés par tellement plus de choses que les soins en instituts, les restaurants ou les sauts en parachutes, qu’il nous est apparu important de construire un modèle économique qui soit adapté à l’ensemble des retailers. Les loisirs et la culture ne représentent que 10% des dépenses des ménages français. L’alimentaire, la téléphonie mobile, l’énergie et l’habillement font leur quotidien, il ne faut pas l’oublier. Seulement, impossible de faire du deal quand les marges ne sont pas celles du secteur du service.
Le 2e, c’est que chaque jour, nous lui proposons au minimum 30 offres promotionnelles dans les 40 plus grandes villes de France. Et nos ambitions à 1 an sont bien supérieures. Parmi elles, il y en a forcément une qui lui plaira. Et les chiffres actuels nous montrent que les utilisateurs CityZen téléchargent plusieurs coupons/jour.
Le 3e, c’est que l’acte d’achat se passe toujours en points de vente. Je peux très bien télécharger un coupon sans y aller. Ce qui m’évite de perdre l’argent que j’ai dépensé en réservant un deal que je n’ai pas honoré.
Et le dernier, c’est que nous lui donnons la possibilité d’entrer en relation avec ses commerçants préférés. De leur écrire, de leur poser des questions, de les évaluer, de postuler à leurs offres d’emploi, de répondre à leur sondages ou de recevoir leur actu.... Nous nous inspirons directement de la philosophie 2.0. L’idée à travers cet axe était de “créer du lien”.


Et pour le retailer ?
Pour le retailer, 3 points nous différencient des acteurs du couponing actuels.
Le 1er, c’est que, quelque soit votre secteur d’activité, vous pouvez être référencé sur CityZen.
Le 2e, c’est que nous laissons les retailers choisir leurs offres. Il n’y aucun autre impératif à respecter pour travailler avec nous que de publier une offre intéressante pour les consommateurs. Cet axe est important car il permet de respecter un équilibre entre la marge que le commerçant est capable de sacrifier pour générer un trafic rentable et ce qui rend heureux le consommateur quand il passe à la caisse. C’est d’ailleurs le commentaire de nombre de nos clients... Générer du trafic c’est bien, mais pas à n’importe quel prix et surtout pas pour fermer ma boutique !
Le dernier, et sans doute le plus important, c’est qu’au delà de la visibilité que nous lui proposons dans l’ensemble de notre univers web, mobile et print, nous mettons à sa disposition une interface web unique qui lui permet de gérer son budget, ses opérations promotionnelles, sa fidélisation et son CRM : la CityZen Box ! Notre idée à travers celle ci était de créer le self marketing. Pour résumer, je dirais donc que CityZen se différencie par l’autonomie, l’équilibre, la performance et le lien qu’il crée entre les commerçants et les consommateurs.
Vous adressez les grandes enseignes ou aussi les SMB ?
Nous travaillons avec les 2. 25 grandes enseignes nationales et un peu plus d’un millier de commerçants locaux sont référencés sur CityZen. Ce qui représente 4 000 points de vente à l’heure actuelle. Mais notre recrutement actuel nous permet de penser que, dès l’année prochaine, nous serons à 10 000. Votre Modèle économique ? Il se trouve entre le CPC de Google et le transactionnel de Groupon. Mais si vous cherchez un peu et avec les indices qu’il y a dans cet article, vous devriez trouver ;-) 
 Comment approchez vous les enseignes ? 
Pour les grandes enseignes, nous démarchons. Pour les commerces locaux, nous sommes en inscription full web. 
Sont elles entièrement convaincu ? Ou que devez vous faire pour les faire signer ? 
Convaincre une grande enseigne que nous allons générer du trafic dans ses points de vente et qu’il va le rémunérer à la performance n’est pas la chose la plus compliquée à vendre vous savez. Le plus compliqué est souvent d’arriver à avoir le directeur marketing au téléphone. Mais une fois qu’il voit ce que lui offre notre plate forme, nous convertissons à 100% ! 
 Voyez vous une différence entre personnel en Points de Ventes et équipe Siège ? 
Bien sur... Notre approche commerciale dépend beaucoup de l’organisation juridique de l’enseigne et de la situation du pouvoir. Certaines enseignes n’ont que des magasins en propre et aucun franchisé. Elles pilotent donc leur marketing, notamment promotionnel et opérationnel, du siège. En revanche, dans des structures comme Mc Donald’s, les franchisés ont beaucoup de pouvoir et peuvent agir seuls. 
Quels sont selon vous les prochaines briques à mettre en place pour favoriser l’adoption de cette génération de trafic en point de ventes pour les consommateurs ? 
Les 2 choses qui restent à faire c’est prouver aux retailers que le Web-to-Shop est rentable et qu’il ne canibalise pas leur clientèle outre mesure. Et ensuite de mesurer les retours avec des organismes accrédités pour donner l’équivalent du GRP en Télé ou du CPA en digital.
Merci Nicolas.

A noter que Cédric, Raphaël Fétique de Converteo et moi animerons une table ronde dédié au ROPO, Web2Store lors du prochain Digital Day de TradeDoubler le 13 octobre.

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