11/02/2010

Partage d'expérience #1 : Entretien avec Jean-Michel Maurer 

Ces derniers jours, j'ai eu la chance de faire connaissance de Jean-Michel Maurer.
Si vous ne le connaissez pas, mais que Brozengo est plus familier à vos oreilles, ne cherchez pas plus loin, Jean Michel avec son associé Grégory Ogorek, a été à l'origine de ce projet.

Jean-Michel a accepté mon invitation sur ce blog pour dévoiler deux autres visages du Research Online Purchase Offline (ROPO). D'une part, entreprendre autours du ROPO/ROBO, et d'autre part l'opportunité pour tous les commerces (petits, super, hyper...) de tirer profit de ce comportement Client

Jean-Michel, qui es tu ?

Jean-Michel Maurer, j’étais cofondateur de Brozengo le premier moteur de recherche géolocalisé de produits et de magasins à proximité. Brozengo aura eu un peu plus d’un an d’existence (2008-2009) mais nous avons réussi à devenir la référence du marché et a créé un véritable engouement autour du concept, de la marque, du site.


Quelques faits et chiffres, Brozengo en une année : 175 000 magasins référencés dans l’annuaire, 20 000 produits référencés non dupliqués (soit plusieurs millions si l’on duplique par magasins d’une même enseigne), 200 articles de presse (dont radio et TV), 750 000 euros de financement, 300 000 visiteurs unique (traffic naturel) après seulement 7 mois, des awards, un partenariat avec le leader mondial des comparateurs de prix Shopping.com, 10 collaborateurs.

Avant cela j’ai passé plusieurs années dans le conseil en stratégie et management dans le secteur télécom/internet ainsi qu’en webagency. Cela fait bientôt 10 ans que j’évolue dans l’internet et les télécoms.

"ROPO", "ROBO" ou encore "Web-to-Store" cela veut dire quoi pour toi ?
Aujourd’hui on constate une forte croissance du e-commerce. Pourtant plus de la moitié des recherches de produits sur internet vont donner lier à un achat offline, dans le monde physique et non pas sur internet.

Un site comme Brozengo et surtout un site/application mobile qui permet de trouver rapidement à proximité de soi les produits et bonnes affaires disponibles est une réponse au besoin des consommateurs.

T'arrive t'il de faire une recherche sur Internet et d'acheter en magasin ? Sur quel type de produit ?
Je le fais souvent pour tout type de produits sauf les produits dématérialisés (musique, vidéo, tourisme) qu’il est beaucoup plus simple de consulter puis acheter sur internet.

N’oublions pas que le business reste encore en grande majorité offline (80%) malgré la forte croissance du eCommerce. Les réseaux de distribution ont encore de beaux jours devant eux.

Pourquoi ce type de produit ? Que recherches tu en magasin ?
On va consulter online puis acheter offline des produits que l’on veut tout de suite et pour lesquels on ne veut pas attendre 24/48h dans le meilleur des cas mais parfois 2 à 3 semaines.
C’est le cas aussi pour les produits que l’on a besoin de toucher, de voir (pour le poids, la taille, la matière, la texture, l’intensité, le fonctionnement, la facilité d’utilisation) comme par exemple les téléphones mobiles.

Il ne faut pas croire que les freins à l’achat en ligne sont liés uniquement au taux d’équipement PC/Internet des ménages et à la réticence de certains à laisser leur numéro de carte bancaire.
Tu as créée et co-géré Brozengo de 2008 à 2009. Peux tu nous expliquer en quelques lignes le principe que vous vouliez mettre en place et le potentiel que cela permettait aux commerçants, distributeurs et à Madame Michu ?
Pour les internautes, Brozengo permettait de trouver des commerces à proximité et de visualiser les produits vendus dans ce point de vente. Ainsi on pouvait comparer, consulter et dénicher la bonne affaire sans se déplacer. Ensuite il suffisait de faire sa liste de courses ou même d’imprimer des coupons et de se rendre en magasin pour faire ses achats.

Pour les commerces et les distributeurs, l’objectif de Brozengo était de générer du trafic en magasin physique grâce au web et de disposer de nombreux indicateurs sur les produits consultés puis achetés. En effet plus de 50% des recherches de produits online (hors secteur Tourisme) se transforment en achat dans un magasin offline.

Le but de Brozengo, que nous avons cofondé avec Grégory Ogorek, était de centraliser les informations magasins et les informations produits et ainsi apporter de la valeur ajoutée à la fois aux internautes et aux distributeurs.

Nous restons convaincu du potentiel du web-to-shop mais il faut continuer à évangéliser le marché et je pense que le décollage en France / en Europe ne se fera pas avant 4/5 ans.

Le phénomène ROPO, ROBO était il une tendance que vous expliquiez, utilisiez dans votre développement ? Ou bien vous sentiez les choses ?
Tout le monde a vu naitre et se développer aux Etats-Unis le site Shoplocal qui est sur le même modèle.

Le phénomène ROPO ou web-to-shop était le fondement même de Brozengo. Notre but était de proposer un site internet qui agrège les meilleures offres offline et ainsi générer du trafic dans les points de vente physique.

Un investisseur avait résumé Brozengo en une phrase : « vous êtes le prospectus intelligent des temps modernes ». Et c’est tout à fait ça, le bon vieux prospectus encore distribués à plusieurs millions d’exemplaires doit se renouveler. Les nouveaux modes de consommations (recherche de réductions/promotions, achat à proximité, …) couplés à l’évolution des technologies (internet, mobile, vitrine interactive, etc) vont modifier les méthodes de communication et de publicité locales dans les prochaines années.

La suite de cette interview dans quelques jours. 

STAY TUNED

2 commentaires :

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